Thursday, December 24, 2015
Wednesday, December 23, 2015
Tuesday, December 22, 2015
Wednesday, December 16, 2015
Tuesday, December 15, 2015
Monday, December 14, 2015
Sunday, December 13, 2015
Friday, December 11, 2015
Wednesday, December 9, 2015
Tuesday, December 8, 2015
Friday, December 4, 2015
Thursday, December 3, 2015
Monday, November 30, 2015
Thursday, November 26, 2015
Wednesday, November 25, 2015
Saturday, November 21, 2015
Friday, November 20, 2015
Monday, November 16, 2015
Friday, November 13, 2015
Thursday, November 12, 2015
Wednesday, November 11, 2015
Friday, November 6, 2015
Wednesday, November 4, 2015
Friday, October 30, 2015
Tuesday, October 27, 2015
Tuesday, October 20, 2015
Monday, October 19, 2015
Sunday, October 18, 2015
Monday, October 5, 2015
La Vie antérieure
J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.
Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.
C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,
Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.
— Charles Baudelaire
J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.
Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.
C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,
Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.
— Charles Baudelaire

















